Coulisses
Comment nous construisons SoloGestion : un logiciel pour un seul métier, l’auto-entrepreneur marocain
Les logiciels de facturation généralistes font tout, pour tout le monde, et donc rien de précis pour vous. Voici les choix qui font de SoloGestion un outil de métier.
Par l’équipe SoloGestion · · mis à jour le 19 octobre 2026 · 7 min de lecture

La plupart des logiciels de facturation sont conçus pour « les entreprises ». Ils ont des plans comptables, de la TVA, des journaux, des immobilisations, et un auto-entrepreneur y passe son temps à ignorer des menus et à contourner des champs. Nous avons pris le chemin inverse : un seul régime, le vôtre, et ses règles intégrées jusque dans le tableau de bord. Cet article raconte les choix de conception, ceux qui se voient et ceux qui ne se voient pas, et ce que nous refusons d’ajouter. Il complète la page À propos.
Le régime d’abord, le logiciel ensuite
Avant d’écrire une ligne de code, nous avons listé ce qu’un auto-entrepreneur marocain doit réellement faire : facturer avec les bonnes mentions, suivre son chiffre encaissé par rapport à son plafond, calculer l’impôt du trimestre ou du mois, surveiller le seuil de retenue à la source par client, garder un registre des encaissements, et pouvoir donner ses chiffres à un comptable le jour où il en a besoin. Chaque fonctionnalité répond à l’un de ces points ; ce qui n’y répond pas n’est pas dans le produit. C’est pour cela que SoloGestion n’a pas de module de paie ni de comptabilité analytique : un auto-entrepreneur n’en a pas.
Les 104 activités du registre, telles quelles
À l’inscription, vous choisissez votre activité dans la liste officielle du registre national, pas dans une liste inventée. Le logiciel en déduit votre catégorie (services, commerce, industrie, artisanat), donc votre plafond et votre taux. Si votre activité est mixte (un photographe qui vend aussi des tirages, un formateur qui vend des manuels), vous pouvez l’ajuster, et chaque encaissement porte sa catégorie, pour que le trimestre soit juste. Nous mettons la liste à jour quand le registre la change.
Le chiffre encaissé, pas le chiffre facturé
C’est le choix le plus important, et le plus invisible. L’impôt de l’auto-entrepreneur se calcule sur ce qui est encaissé, pas sur ce qui est facturé. Toute la fiscalité du produit repose donc sur le registre des paiements : plafond, impôt, retenue, tout part de là. Une facture non payée ne compte pas ; un acompte reçu compte tout de suite ; un paiement amputé de 30 % compte pour son montant total, avec la retenue enregistrée à côté. Les logiciels conçus pour les sociétés raisonnent en facturé, et c’est précisément ce qui rend leurs chiffres faux pour vous.
Le modèle officiel, reproduit à la ligne
Le registre remet un modèle de facture à chaque inscrit. Nous l’avons reproduit tel quel, emblème, tableau, montant en lettres, note d’exonération, bloc d’identité, parce que c’est le document que les services comptables connaissent. Vous y ajoutez votre logo et votre signature. Les autres modèles existent pour ceux qui veulent une facture à leur image ; le modèle officiel existe pour ceux qui ne veulent aucune discussion. Les mentions obligatoires sont les mêmes partout.
Deux langues, un seul document
Vos clients lisent le français, parfois l’anglais. Le logiciel et vos documents existent dans les deux, et vous choisissez la langue par document, pas pour tout le compte. Les mentions légales restent celles du régime marocain quelle que soit la langue : une facture en anglais porte toujours l’exonération de l’article 91, en dirhams.
Ce que nous refusons d’ajouter
- La comptabilité en partie double. Vous n’y êtes pas tenu ; nous ne vous l’imposerons pas. Le jour où vous créez une société, vos exports CSV suffisent à un comptable pour démarrer.
- Les fonctions qui demandent une formation. Si une page a besoin d’un tutoriel, elle est mal conçue, et nous la refaisons.
- Les engagements. Chaque paiement couvre un mois ou un an ; rien n’est prélevé automatiquement, et l’essai de 15 jours ne demande pas de carte.
- La revente de données et la publicité. Le modèle économique est l’abonnement, point. La page Sécurité et données le détaille.
Comment le produit évolue
Les demandes viennent des utilisateurs, et nous les classons par une question : combien d’auto-entrepreneurs cela aide-t-il, et combien de temps cela leur fait-il gagner ? Les produits et le stock sont arrivés ainsi, pour les artisans et les revendeurs. Les factures récurrentes aussi, pour ceux qui facturent la même chose chaque mois. Le modèle officiel est venu d’un utilisateur qui nous a envoyé sa propre facture en disant « la vôtre n’est pas celle-là ». Il avait raison. La suite viendra de la même façon.
Ce qui vient
La facture électronique se prépare au Maroc ; nous suivons les textes et le produit sera prêt quand les obligations seront fixées, sans que vous ayez à changer d’outil. Les guides et ce blog continueront d’expliquer chaque règle au moment où elle change.
Questions fréquentes
- SoloGestion fait-il de la comptabilité ?
- Non, par choix. L’auto-entrepreneur n’y est pas tenu. SoloGestion tient le registre des encaissements, prépare le trimestre et exporte en CSV pour le jour où un comptable intervient.
- Pour qui SoloGestion est-il fait ?
- Pour toute activité du registre national : freelances, consultants, artisans, commerçants, créatifs, prestataires de services. Chaque métier a sa page, par exemple celle des freelances.
- Puis-je l’utiliser sur mon téléphone ?
- Oui. L’application s’adapte au téléphone : créer un devis, noter un encaissement, envoyer une relance, tout se fait depuis n’importe où.
- Comment demander une fonctionnalité ?
- Par email à contact@sologestion.ma, avec un exemple concret de ce que vous essayez de faire. Les demandes sont classées par le nombre d’auto-entrepreneurs qu’elles aident.